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les Germains Un étude comparative des structures propres aux peuples apparentés confirma immédiatement qu'il s'agissait là d'un phénomène typiquement indo-européen.
En effet, on connaissait déjà, chez les Germains, la tripartition entre Tyrr-Oddhin, Thórr et Njörd. Tyrr est l'ancien dieu du ciel (Dyaus, Tiwaz); il est manchot et juge suprême. Odhinn est le grand chaman et le dieu suprême en matières religieuses. Comme Varuna, il est borgne. Thórr est le guerrier-type et est très souvent associé avec un autre dieu étrange, Loki, dont le nom est étymologiquement apparenté à celui de Lykè (la lumineuse île septentrionale des Grecs) et à celui de Lucifer (le dieu romain de la lumière, dont les chrétiens ont fait un ange déchu). Dans ce cas, ce dieu double s'appelle Utgardloki (Utgard étant un autre nom pour désigner Thórr). Le parallèle est évident, ici, avec l'Indrâgni indien. La dernière fonction, celle de la fertilité, est représentée par l'androgyne Njörd et amplifiée par ses enfants, les jumeaux Freyr-Freyja, dieu et déesse des amours, de l'amour et donc de la fertilité. Chez d'autres peuples indo-européens, on trouve un parallélisme identique, aussi clair.
Il nous semble important d'analyser en détail, à la suite de De Vries, la tripartition au sein de la première caste chez les peuples germaniques. Il semble donc qu'il n'y ait pas eu tripartition seulement entre les trois grandes castes mais qu'à l'intérieur de chacune de ces castes, il y ait eu aussi une répartition fonctionnelle. Dumézil avait attiré notre attention sur la tripartition au sein de la caste supérieure chez les Romains. Il distinguait parmi les flamines majores, le flamen dialis (adjectif dérivé du nom de l'ancien dieu du ciel, Dyaus, et attribué aux prêtres que ne concernent que la première fonction), le flamen martialis (adjectif dérivé du dieu Mars, dieu de la guerre, et attribué aux prêtres qui ne font fonction que pour la deuxième caste) et le flamen quirinalis (consacré au dieu Quirinus, qui n'entre en fonction que lors des fêtes paysannes). Très probablement, cette répartition des tâches existait aussi chez les autres peuples indo-européens, à quelques nuances près.
César écrit, dans son De Bello Gallico (VI, 21):
"Chez les Germains, les us et coutumes sont tout autres (que chez les Celtes); ils
n'ont pas de druides pour veiller au culte et ne font guère de cas des sacrifices".
De Vries a pu démontrer que cet avis de César est inexact et induit en erreur. Strabon
et Ammien Marcellin, au contraire, étaient d'avis qu'il existait un parallèlisme très
net entre ces différents peuples. Tous deux ont remarqué que chez les Gaulois trois
groupes de personnages exercent les fonctions spirituelles. Ils font d'abord mention des
drasidae (vraisemblablement une déformation de dryidae ou druidae). Les historiens les
appellent tantôt "philosophes" tantôt "explorateurs de la nature".
Diogène Laërce les place entre les magi perses, les chaldéens babyloniens et
assyriens et les gymnosophes indiens. Remarque imp
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